Une confiance inébranlable en Christ / le témoignage de A.

 



Le chemin de la maternité n’est pas toujours un long fleuve tranquille pour certaines femmes. 
Avec ma grande sœur J.M, au cours d’un échange, nous disions que la maternité est une réelle grâce de Dieu parce que rien ne prouve ou ne confirme à 100% la fertilité d’une femme ou d’un homme.
Plusieurs cas le démontrent, certaines personnes bien qu’étant en très bonne santé éprouvent des difficultés à enfanter et d’autres, alors que la médecine les déclare incapable de porter une grossesse, alignent les naissances. Nous sommes parvenus à cette conclusion : Porter la vie est un véritable don de Dieu.
Je suis beaucoup sensible aux questions de maternité et aujourd'hui en particulier, j’y porte un regard spirituel. 
Je me suis intéressée au parcours de A, l'une de mes grandes sœurs qui a eu la gentillesse de se confier à moi sur « son combat pour devenir mère ». 

Comme toute femme, elle aspire à fonder une famille, un désir qu'elle a depuis l'enfance. 
Suite à un très beau parcours scolaire et universitaire, elle obtient un emploi dans un cabinet de fiscalité juste après ses études, où elle y restera pendant 8 ans. 
Dieu faisant, à l’orée de ses 30 ans, elle se marie à un homme qui quoique ne partageant pas la même religion qu'elle, la respecte et lui autorise le mariage chrétien selon la foi catholique . 
Avec son époux, ils font le choix de pratiquer l’abstinence jusqu’au mariage
Choix qu’elle sera tentée de remettre en cause lorsqu’au cours d’une consultation, le gynécologue lui demande de faire un enfant dans les plus brefs délais car elle a des problèmes gynécologiques qui pourraient être la cause d'une infertilité à l'avenir, si elle tarde à concevoir.
À cette époque, elle s’approche de la trentaine, et est encore dans les préparatifs de son mariage religieux.
Elle est prise entre plusieurs émotions, tenter d’avoir un enfant maintenant, ( le mariage traditionnel ayant déjà été célébré), ou attendre d’être mariée devant Dieu et les hommes avant d’envisager une grossesse.
« J’ai choisi d’attendre et de faire confiance à Dieu, quoique j'avais déjà des craintes à ce niveau, j'avais le pressentiment que j'aurai des difficultés à enfanter » dit-elle.

Suite aux dires du médecin, A reçoit des révélations de certaines personnes de son entourage qui l'encourage à beaucoup prier pour son enfantement, qui semblerait menacé. 
Parmi ces gens, figure la couturière qu'elle avait choisi pour confectionner ses vêtements de mariage. Celle-ci lui confie aussi qu'elle pressent qu'elle aurait des difficultés à concevoir. Elle la rassure néanmoins qu'elle y parviendrait mais sans quelques difficultés.

Après la célébration de son mariage civil et religieux, le jour de la nuit de noces, elle espère fortement contracter une grossesse.
Elle y tient non seulement en raison du diagnostic du médecin, mais aussi pour préserver la stabilité de son couple car étant un couple mixte (musulman-chrétien)
« Plusieurs choses me séparaient déjà de mon époux, et je ne voulais pas qu’un problème d’infertilité vienne perturber la stabilité de notre couple, alors je mettais tout en œuvre pour être enceinte dès les 01ers mois de mariage » Me confie t-elle. 
Selon elle, la venue d’un enfant solidifiera davantage sa relation avec son époux. 
C’est ainsi que chaque mois, elle guette le moindre signe quand elle a un retard, mais désespère lorsque son cycle reprend. 
Plusieurs mois s'écoulent après son mariage, et elle commence à de plus en plus perdre patience. 
Membre du renouveau charismatique sur sa paroisse, un soir, elle se lève et décide de mettre à l'œuvre son charisme de prophétie. 
Au chevet de son lit, son carnet de notes, dans lequel elle marque et déclare la date exacte de sa grossesse (Voir l'image ci-dessous). 
L’ayant fait, elle joue toutes les cartes afin d’aider le ciel à lui donner un bébé. 
Mais toujours rien. Elle se sent énormément frustrée et découragée de n’avoir pas expérimenté l’exaucement. 


Agenda de A.


"J'ai fait la prière prophétique le 24 avril 2021 et j'étais pile poil dans ma période d'ovulation.
Dans mon entendement, en faisant cette prière, j'allais tomber enceinte à ce moment même et par conséquent, je n'allais pas voir les prochaines règles. 
Hélas, grand fut mon désarroi de constater leur arrivée le mois suivant, soit le 10 mai. J'ai eu un petit moment de désespoir mais que j'ai très vite fait disparaître.
Je me suis dit, tout compte fait, Dieu est Dieu et on continue jusqu'à obtenir le bon résultat.
En franchissant le mois de Mai, j'étais rentrée dans mon 8e mois de mariage.
Mais c'est justement dans ma période d'ovulation qui a suivi le passage desdites règles que je suis tombée enceinte.

Ma joie était grande de le constater le 14 juin 2021 où j'étais à 4 semaines de grossesse."

Effectivement, des semaines après cette prière, elle se rend à une retraite spirituelle, au cours de laquelle le prêtre donne une prophétie d’enfantement pour 3 femmes dans l’assemblée.  

À cet instant, elle formule une prière dans son cœur et s’y attache fortement.  
Elle fait encore confiance au Seigneur et est convaincue de faire partie de ces femmes. 
Le mois suivant, elle constate un retard. 
Mais elle ne s’emballe pas aussitôt, il se peut que ce soit « les retards habituels », mais ce n’est pas le cas, c’est un retard qui va durer 9 mois. 
Lorsqu’elle prend conscience réellement de son état, elle a le cœur en action de grâce. 
Elle retourne voir son bloc-notes où elle avait marqué que le 8-ème mois de son mariage n’arrivera pas, sans qu’elle ne soit enceinte.  


Entre temps, dès les 01ers mois de sa grossesse, elle perd son boulot après 8 ans d’activité professionnelle. 
Elle se fait licencier pour motifs économiques, cause qu’elle ne juge pas fondée. Mais décide de ne pas intenter une action en justice. 
Son patron lui paie ses indemnités et droits, quelques temps après.
Elle se retrouve donc enceinte et sans emploi. Elle vit de ses indemnités et des revenus de son époux.
Cette période lui apprend l’humilité, et renouvelle sa confiance en Dieu, car étant habituée à être une femme indépendante financièrement, elle voit mal le fait de dépendre totalement de son époux.
Jusqu’à son accouchement, elle n’a toujours pas de nouveaux boulots, mais expérimente ce qu'on appelle la providence divine.
« Je n’en cherchais pas d’ailleurs, car je pensais à une reconversion professionnelle » avoue t’elle. 
 



A se consacre donc à sa nouvelle vie de maman, et finalement se dit qu’elle vit mieux sa grossesse et son post partum en étant totalement présente pour sa fille. 
Elle a surtout compris que c’est la main de Dieu qui agit dans son histoire, lorsque brusquement à l’âge de 4 mois, on diagnostique à sa fille une 
hydrocéphalie due à une malformation congénitale qui en général est décelée pendant la grossesse. Mais ce qui n'a pas été le cas pour sa fille, comme si cette maladie est apparue soudainement après sa naissance. 
Selon les médecins, elle aurait eu de la chance, car le diagnostic a été fait très tôt. Les conséquences seront moins graves. 
C’est une période très difficile à vivre, perdre son emploi après 8 ans d'exercice alors qu'on attend son 01er enfant et ensuite voir ce bébé rentrer au bloc opératoire, un enfant qu'on ne pensait pas porter de sitôt.  A ce moment, tout et rien peut passer par la tête. 
Mais A n'imagine pas le pire et garde la foi, elle expérimente ainsi une autre dimension de la providence divine de Dieu. 
Dieu faisant, l'intervention chirurgicale est totalement prise en charge par l'assurance maladie de son époux, alors que d'ordinaire, il ne bénéficie que d'une couverture de 80 pourcent. 
Financièrement ils ne sont pas essoufflés et arrivent à faire face aux dépenses de leur ménage. 
Par la grâce de Dieu, l’opération se déroule très bien. 
Toutefois, les médecins préviennent les parents du fait que l'enfant aura un peu de retard de réactivité dû à cette maladie, par rapport aux autres enfants de son âge, et cela jusqu'à ce qu'elle marche. Mais au fur et à mesure, les choses rentreront en ordre.
C’est un bébé qui requiert beaucoup d’attention et heureusement sa mère est entièrement disponible.

A vit pendant toute cette période de ces indemnités, elle veille sur sa fille qui se rétablit vite et bien. 
Mais elle commence à se sentir épuisée financièrement. 
Elle expérimente une énième fois la providence divine, car elle obtient « miraculeusement » un emploi.
« L'un de mes anciens patrons avec qui je suis restée en contact a crée un cabinet de conseils et m'a proposé de venir travailler avec lui. 
Un jour, il m’a fait appel et m’a dit qu’il recherche une fiscaliste pour son cabinet. J’ai fait l'entretien avec son collaborateur et j'ai signé un contrat par la suite  ».  

Parfois le Seigneur fait passer par des épreuves qui viennent fortifier notre foi et nous apprendre à compter sur son secours. 
Le témoignage de A est grand, elle est passée par des épreuves qui ne laissent pas indifférent.
Je ne manquais pas de la porter en prière lorsque j'ai appris qu’elle avait perdu son boulot alors qu’elle était enceinte et que par la suite elle faisait face à la maladie de sa fille. 
Sans oublier de mentionner que 2 mois après son mariage, elle a perdu sa mère des suites d’une maladie. 
Je bénis Dieu pour la vie de cette grande sœur et je prie qu’Il veille sur elle et sur sa petite famille. 
 
Quel enseignement tirez-vous du témoignage de A ?
Je serai très ravie de vous lire. 
 
Stay blessed🙏🏾

Leïla K. Kadja
 

Commentaires

  1. Il nous est dit de « courir avec endurance, l’épreuve qui nous ai proposée, en ayant les yeux fixés sur Jésus » (cf. Hébreux 12, 1 et 2). Et c’est ce que A. a fait. Je suis marquée par sa décision de refuser de faire un enfant hors mariage en raison de sa foi. On pourrait penser que Dieu ne l’a pas récompensée, mais la bénédiction de Dieu est profondément différente de ce que nous imaginons. Elle le surpasse. Et je suis convaincue de la bénédiction de cette dame. Je rends grâce à Dieu et je retiens deux mots: Providence- Constance. Merci ☺️

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    1. Bonjour ma grande, merci beaucoup pour la lecture et pour ton commentaire.
      Effectivement, providence et constance sont les maitres mots du témoignage de A.
      Bien à toi, bisou.

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  2. Très édifiant 🙏🙏

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  3. Il faut vraiment être forte et garder l foi pour pouvoir surmonter ce qu'elle a vécu

    Moi j'ai une grande soeur qui a été abandonnée par le père de sa fille quand à 3, 4mois ils ont découvert que l'enfant était atteint de mongolisme. Et ceux sous prétexte que lui et sa famille n'accepteront jamais d'enfant "serpent" 🐍 Et ce pendant qu'elle était encore élève sage-femme

    Elle a bien voulu tout abandonner mais elle prend encore courage.

    Aujourd'hui sa fille a 4ans. Elle ne s'assoit pas, ne parle pas... contrairement aux autres enfants de son âge même ceux atteints de la même maladie.
    Seigneur souviens toi d'elle🙏 cette jeune fille se démerde pour s'occuper de sa fille

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    1. Bonjour ma belle, merci d'avoir partagé avec nous le témoignage de cette sœur. Merci à Dieu pour sa vie et celle de sa fille.
      Nous joignons nos prières aux tiennes, afin que le Christ se souvienne toujours d'elle. Que le Seigneur les visite et les garde. Amen.

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  4. Très édifiant !! La grâce de Dieu n’a point de limite ! 🙏🏻

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  5. Certaines personnes vivent des situations tellement éprouvantes! C’est une grâce de se réveiller et d’être en bonne santé. Je prie que nous apprenions à reconnaître la grace et à l’apprécier à sa juste valeur. Apprenons à rendre grâce à Dieu plutôt que de nous plaindre à tout bout de champ. Des personnes auraient tellement aimé être à notre place !

    Gloire à Dieu pour A. et sa famille. Que le seigneur veille sur eux.

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