"Encanto", La fantastique famille Madrigal
Le week-end dernier j'ai regardé un film Disney que j'ai bien apprécié, "Encanto", la fantastique famille Madrigal.
J'ai été motivée à le regarder à la suite de certaines recommandations sur les réseaux sociaux.
Et effectivement, il y a de belles leçons à tirer, autant pour les grands que pour les petits.
Pour vous planter le décor, Les Madrigal sont une famille vivant dans un petit village caché dans les montagnes en Colombie, appelé l'Encanto. Cette famille a quelque-chose de particulier : elle a des pouvoirs magiques qu'elle utilise pour faire du bien à sa communauté.
Au 5ème anniversaire de naissance d'un des leurs, est organisée une cérémonie au cours de laquelle ce dernier découvre sa flamme, son pouvoir magique, qu'il mettra au service des autres.
Chaque enfant et petit-enfant a ainsi été béni par la magie, sauf Mirabel.
Elle ne détient aucun pouvoir et cela crée des frustrations dans son cœur. Elle se sent différente des autres et le vit très mal.
Dès les 01ères minutes du film, on entend sa mère Julieta lui rappeler qu'elle n'a rien à prouver aux autres.
C'est exactement le contraire que essaie de faire Mirabel, prouver qu'elle peut servir la communauté quoiqu'elle ne soit pas dotée de pouvoirs surnaturels comme les siens. Elle tente par tous les moyens de les rendre fière, sans vraiment y parvenir, car elle est beaucoup maladroite et ses erreurs sont très souvent rattrapées par sa sœur ainée Isabela " l'enfant parfait".
En tant que sœurs, elles se détestent presque ; Mirabel essaie de mieux faire que son ainée, car celle-ci a toute l'attention de la famille. Isabela est l'enfant chérit, elle agit toujours avec perfection et délicatesse.
Mais en réalité, cette dernière éprouve une jalousie envers sa cadette car celle-ci a la liberté de faire des erreurs, alors qu'elle, en tant qu'ainée n'en a pas le droit.
Il lui a été attribuée une image qui n'est pas la sienne, mais qu'elle entretient pour plaire et ne pas décevoir les siens, particulièrement "La Abuela".
Isabela a été promise en mariage à un homme qu'elle n'aime pas, mais pour l'honneur de la famille Madrigal, elle a donné son consentement pour les fiançailles.
A travers ce personnage, on peut lire la pression que pourrait vivre certains ainés de famille, la pression de toujours bien faire, de ne pas avoir droit à l'erreur, car ils doivent montrer le bon exemple aux autres.
La Abuela est la grand-mère, celle qui détient la flamme de la magie des Madrigal. C'est une mamie un peu dure, qui tient à ne pas décevoir la communauté, elle tient à avoir une famille irréprochable car les Madrigal ont une notoriété à préserver. C'est un personnage qui a une histoire difficile et qui malheureusement n'a pu guérir de ses blessures passées.
"Après avoir assisté à la mort tragique de son mari Pedro, elle s’est jadis retrouvée seule avec ses triplés, Pepa, Julieta et Bruno. Effondrée, elle a alors vu une chandelle apparaître à ses pieds. Enchanté, l’artefact a donné naissance à la Casita, la maison familiale elle-même emplie de magie". Extrait de Chronique Disney
Cette pression de la Abuela a conduit Bruno, l'un de ses triplés à se retirer de la famille après qu'il ait eu une " mauvaise vision " sur les Madrigal, une énième "vision négative" à toutes celles qu'il avait eues auparavant.
Son don est celui de la voyance, il eut une vision dans laquelle s'effondre la Casita, la maison magique des Madrigal. Cela ne présage rien de bon, si elle s'effondre, ils perdront toute leur magie.
Ce qu'il y a d'intriguant dans cette vision est que Mirabel serait au cœur de cet effondrement.
Bruno serait le prototype d'enfant souvent livré à lui-même dans nos familles, celui qui pour une raison ou une autre n'est pas trop aimé. Dans le film, Bruno est celui dont on ne parle pas " Ne parlons pas de Bruno" (L'une des répliques du film), il est interdit de prononcer son nom.
Poussée par la curiosité, Mirabel a voulu comprendre la raison de la disparition de son oncle.
Après une expérience surnaturelle dans la chambre de celui-ci, elle découvre la vision brisée en morceaux et plus tard retrouve Bruno. Elle réussit à le convaincre d'aller au bout de sa vision afin de savoir comment échapper à l'effondrement.
Selon la vision de Bruno, pour ce faire, il faut qu'elle fasse une accolade à sa sœur ainée.
Mirabel pense bien faire, à son retour elle tente de sauver les siens et la Casita en se réconciliant avec sa sœur.
Mais ce n'est pas le cas, la prophétie s'accomplit, l'effondrement a eu lieu et La Abuela la tient responsable de tous leurs malheurs.
A la suite de cet épisode, on croirait que c'est la fin pour les Madrigal, mais bien au contraire, on assite à un renouveau, une nouvelle saison.
En épargnant les détails, Les Madrigal retrouvent leur maison, ils la reconstruisent main dans la main, ils sont une famille réunie au complet et ont une magie restaurée.
Isabela a pu enfin être elle-même, accueillir ses imperfections et vivre avec.
Ils ne définissent plus leur famille par les pouvoirs magiques, La Abuela est guérie de ses meurtrissures et a pris conscience de ses erreurs. Car en voulant être parfaite, elle produisait l'effet contraire.
La magie des Madrigal a été restaurée lorsque La Abuela s'est réconciliée avec Mirabel, sa petite fille, celle qui n'a pas de pouvoir, "l'enfant imparfait et différent des autres". C'est un tableau du pardon et de la réconciliation dans nos familles.
J'ai été ainsi rappelée que nos dons et talents servent à la communauté, mais parfois nous pouvons les instrumentaliser, alors le Seigneur peut passer par une situation quelconque afin de restaurer notre utilisation de ceux-ci pour notre bien et ceux des autres. En bref, il est important d'utiliser ses dons et talents au service de sa communauté tout en ayant conscience de nos imperfections et réalisant que tout se fait avec le secours de Dieu.
J'ai aussi compris qu'aucune famille n'est parfaite, chaque famille a son histoire et son lot de blessures difficile à digérer, même celles qui paraissent ou sont heureuses. Et Dieu veut nous y rejoindre afin d'apporter sa Lumière et son Renouveau. Dans un des passages du film, Mirabel voit les fissures de la maison, elle en parle autour d'elle, alors que d'autres confirment ses dires, certains font mine de ne pas la comprendre.
Les fissures pourraient représenter les fragilités ou les blessures cachées de nos familles, qui souvent sont mal perçues et accueillies. Dieu les aime, et Il désire les habiter.
Je retiens enfin que Dieu peut passer par certaines situations pour nous restaurer, la vison d'une maison brisée mais reconstruite et renouveler par la magie plus tard, vient me rappeler que pour grandir avec Christ, il faut accepter d'être " brisée en milles morceaux". Cette action n'est pas faite pour nous détruire, mais pour nous faire grandir dans notre relation avec Dieu et avec les autres.
Dans le cas des Madrigal, la maison devait être détruite pour qu'il y ait réconciliation et solidarité au sein de la famille.
Mirabel a compris sa mission de vie, celle de restaurer et de réunir la famille Madrigal autrefois dissonante et pas très soudée (Soudée que lorsqu'il s'agit de servir la communauté, alors que la charité bien ordonnée commence chez soi).
Mirabel a aussi permis que les Madrigal soient libérés de cette quête de la perfection, et cela est bien plus que de la magie.
Finalement sa différence a aussi sa place dans la communauté.
Et comme il est écrit sur le teaser There is a little magic in all of us... Almost all of us.
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| Il y a un peu de magie en chacun de nous... |










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