Le parcours de José-Maria vers la thèse : Une réponse à l'appel de Dieu

 

Miss Black Inspiration Canada 2016


Il y a six ans, lors de l'émission TV C'Midi, j'ai eu le privilège de faire une belle rencontre. Une jeune dame venait de partager son témoignage, et son récit m'a profondément captivé. Ce qui m'a particulièrement touché, ce sont les valeurs morales et religieuses qu'elle incarne. J'ai été inspirée par sa personnalité et j'ai osé la contacter via Messenger, ce qui a marqué le début d'une précieuse amitié. Tout au long de ces années, elle a été une source d'inspiration, une amie chère, une confidente précieuse, et en fin de compte, un mentor personnel, professionnel et spirituel.

Grâce à Dieu, cette amie-sœur a accompli son parcours doctoral en juin 2023. Cela n'a pas été un chemin facile, mais plutôt une aventure pleine d'émotions, où le Seigneur s'est révélé à de multiples niveaux. Son parcours académique atypique mérite une attention particulière, c'est pourquoi j'ai décidé de lui consacrer une interview en deux parties.

1. Bonjour ma grande sœur, je te remercie d'avoir accepté mon invitation à partager avec nous ton aventure doctorale. Pour commencer, je suis bien curieuse de savoir pourquoi tu as choisi de faire un doctorat ?

Helloo ma petite sœur, c'est toujours un plaisir pour moi d'échanger avec toi. Pour cette première question, j'aurais aimé donner une réponse linéaire, mais la vérité est que le choix de mon doctorat n'a pas été aussi droit. Dieu a écrit droit sur les lignes courbes de mon parcours. D'ailleurs, parlant de lignes courbes, je pense qu'il est intéressant d'apporter quelques précisions avant de commencer: la première précision est que mon doctorat n'est pas dans le domaine d'étude dans lequel j'ai étudié pour mon bachelor et ma Msc (Master ès en sciences de la gestion), qui était le Marketing et la recherche en Marketing. Et la deuxième précision est que je ne pensais pas faire de doctorat au début. Du coup, ce n'était pas une évidence que de faire mon doctorat, mais ça a été le fruit de plusieurs semences progressives du Seigneur dans mon histoire.

La première semence a été plantée lors d'un cours de recherche en Marketing lors de la dernière année de mon Bachelor. Alors que je rêvais de devenir directrice de marque ou de produits chez L'Oréal Paris, mes plans ont été quelque peu court-circuités! Pour ce cours, il fallait réaliser un mandat de recherche en Marketing pour une entreprise et nos travaux d'équipe étaient en compétition pour un petit prix avec une firme de recherche en Marketing canadienne. Lorsque mon équipe est arrivée en tête dans ma classe, j'ai réalisé qu'au-delà de cette belle satisfaction, ce travail de recherche avait allumé un feu en moi. Un feu si grand que je me suis retrouvée à demander au représentant de la firme ce qu'il fallait pour avoir une carrière dans ce domaine. Lorsqu'il m'a répondu qu'il fallait au minimum un Master de recherche, vous pouvez imaginer qu'à ce moment, ça a été une évidence que je ferai ma MSc et que le projet de L'Oréal Paris était à présent un souvenir lointain! 

La deuxième semence a été plus implicite et c'est après coup que j'ai compris son importance. Entre la fin de mon  Bachelor en Mai et le début de ma MSc en septembre 2015, j'ai eu une expérience en tant que responsable marketing d'une startup. Quelques jours avant que la fondatrice de la start-up ne me contacte, j'ai fait une rencontre quelque peu spéciale. Alors que je révisais dans mon cocon préféré à HEC Montréal, un monsieur (homme de ménage) m'a demandé mon prénom. Ensuite, il m'a dit de le suivre et qu'il me montrerait mon futur emploi. Je l'ai suivi et il m'a conduit vers des bureaux que je n'avais jamais vus auparavant et s'est arrêté devant une porte où était écrit "Incubateur d'une grande Banque canadienne". Il m'a même dit d'écrire au monsieur dont le nom était inscrit sur la porte et de dire que je viens de la part de "Philippe l'homme de ménage". Après cette aventure rocambolesque, il a dit qu'il veut tellement que je réussisse, que je vais réussir et que si je ne le crois pas, que je crois Celui qui est là Haut! J'étais bouche bée. Et pour faire court, la startup avec qui j'ai travaillé était de l'incubateur en question. Mais ce qui me touche encore plus est qu'à ce jour et même à travers ma thèse, je travaille avec des startups ou entrepreneurs. 

La troisième semence a été le concours Miss Black Inspiration Canada que j'ai remporté avec mon projet La Gare des Idées en 2016. Cette semence a aussi été implicite, mais vous comprendrez son lien avec la huitième semence. Ce projet a même été nourri par une rencontre inspirante avec le Dr en économie, prix Nobel de la paix et père de l'innovation social Muhammed Yunus. Cette rencontre m'a donnée un tout autre regard sur l'entrepreneuriat.

Couronnement Miss Black Inspiration Canada 2016

La quatrième semence a été lors de ma MSc. Alors que je devais réaliser un projet supervisé plutôt qu'un mémoire, le projet supervisé est devenu en essence un mémoire. Et cette transformation a ravivé la flamme pour la recherche à un point où, la jeune fille qui pensait travailler dans la firme de recherche juste après sa Msc, envisageait maintenant le doctorat! Par contre, je pensais faire un doctorat en Marketing des services et j'ai même approché un professeur qui a accepté de me superviser.

La cinquième semence a été que ce superviseur ne pouvait plus me superviser car allait en année sabbatique (début 2017). Or à HEC Montréal, il faut avoir un superviseur. D'ailleurs, il m'a dit 2 jours avant la date limite d'application qu'il allait en année sabbatique et ne pouvait plus m'encadrer. Il m'a dit cependant ceci: "pourquoi veux tu rester à HEC Montréal? Tu as tellement de potentiel, je te vois plus loin, hors même du Canada". Ces paroles m'avaient beaucoup attristée mais je recevais du Seigneur qu'à travers cette nouvelle, il me conduirait vers sa perfection et que j'apprendrais à lui faire confiance! Du coup, j'ai interprété (à tort) que ça voudrait dire qu'avec ou sans lui, je commencerai mon doctorat en Marketing des services. 

La sixième semence a été mon voyage au Nicaragua avec une ONG spécialisée dans le co-développement de projets générateurs de revenus, avec la population locale, avec la méthode du design thinking dont mon boss est l'un des pionniers. Un des pionniers car il avait développé cette méthode à travers son doctorat en Entrepreneuriat à l'époque et a des écoles de formations en design thinking. Il m'a dit que ce voyage changerait ma vie et il avait si bien discerné! Il m'a même vivement encouragé pour mon doctorat car il savait que j'avais postulé (malgré tout!).

La septième semence a été mon père spirituel durant cette période qui m'appelait sa fille de Londres alors que je vivais encore à Montréal. Il me demandait souvent comment était le temps etc. Je ne comprenais pas, mais je comprends à présent!

La huitième semence le refus de cette première application de doctorat pour motif de ne pas avoir de superviseur (2017). J'en avais même rêvé, ce qui a aidé à amortir le choc. Et à ce moment, ma question a été: " Okay Seigneur, dans quel doctorat tu me veux, si ce n'est pas en Marketing des services, où me veux-tu? " La réponse est apparue comme une révélation: en entrepreneuriat, particulièrement en lien avec les profils marginalisés dans l'écosystème entrepreneurial, comme avec La Gare des Idées. Et dans mes recherches de programme, le pays qui revenait le plus pour une telle vision était l'Angleterre. Et c'est ainsi que sur la direction de Dieu, je me suis mise en mouvement. 

C'est ainsi que de fil en aiguille, de semence en semence, que le Seigneur m'a conduit vers moi-même, vers les projets qu'il avait pour moi dans cette saison, et vers ma vocation à travers ce doctorat. La huitième semence a d'ailleurs été décisive pour mon admission car mon projet de recherche a été aussi la réponse aux prières d'un de mes superviseurs de thèse doctoral (car j'en ai deux) et cela a ouvert des portes inouïes pour ma carrière académique. 

Enfin, pour conclure ma réponse après tous ces détails, je dirais que poursuivre mon doctorat a été ma réponse à un appel de Dieu dans cette saison de ma vie, ça a été mon Oui d'amour à Dieu!

Remise de diplôme à HEC Montréal

2. Suite à ta précédente réponse, nous constatons qu'il y a eu une saison d'attente  avant d'être acceptée dans l'université anglaise pour ton doctorat. Comment as-tu vécu et géré cette période d'incertitude ? Quelles étaient tes émotions en ce moment ?

Pour comprendre les émotions par lesquelles je suis passée, il faudrait que j'explique un peu les temps forts de cette attente, qui une fois de plus n'a pas été linéaire mais bien en zigzag!

Ma huitième semence a été la révélation de la direction que me donnait le Seigneur en 2017. Mais entre 2017 et 2019, il y a eu plusieurs événements. Après la direction de Dieu en mi 2017, j'ai postulé dans une grande université anglaise et je faisais entre temps avec HEC Montréal et Universitad de Barcelona un programme en management de la créativité et de l'innovation. Jusque là tout semblait sous contrôle, mais à Barcelone, en retournant sur mon application, j'ai réalisé avec grande panique qu'elle était bloquée. Pour essayer de comprendre les raisons et savoir quels papiers fournir, j'ai contacté en vain l'université (qui jusqu'à ce jour ne m'a pas donné suite). Dans ce moment de panique, j'ai reçu dans mon cœur cette parole du Seigneur: "Je suis le Dieu qui Ressuscite". Ça a été un doux baume au cœur. Mais en rentrant de Barcelone, la pression était remontée car je me retrouvais littéralement dos au mur et avec certains membres de ma famille qui non seulement ne comprenait pas mon choix de faire un doctorat alors que j'avais des offres d'emplois assez prestigieuses, mais qui trouvaient que je me mettais en posture d'échec. À ce moment, j'étais tiraillée entre la conviction de cet appel du Seigneur et la peur de décevoir et d'être un échec. Je repensais aussi aux paroles de Docteur Philo lors de mon passage à C'midi qui me disait que je vivais une ascension mais est-ce que j'étais prête en cas de chute. Là, c'était comme si j'étais dans cette chute. Mais je bénis le Seigneur pour cette période car il m'a tellement purifiée intérieurement et m'a permis de vivre un moment de communion inouï avec Lui. Il m'a montré combien je bâtissais mon identité sur mes performances académiques et sur ce que je faisais. J'étais si perdue, je me sentais dépouillée de ce qui avait été le cœur de mon identité. Je ne me sentais plus légitime par moment d'avoir certaines activités sociales, car j'étais dans une situation un peu d'échec. Mais par ce dépouillement, Dieu m'a fait comprendre que je suis aimée et que j'ai de la valeur à ses yeux pour la personne que je suis (non pour ce que je fais) et que ma vraie identité est en Lui (rien de moins)! Il y avait aussi à ce moment un peu de honte, celle de se dire que je suis l'appel du Seigneur mais ce que je vis semble être un échec total aux yeux des hommes. Et à ce sentiment de honte, Dieu m'a fait comprendre que le suivre ne voulait pas dire que tout serait forcément sans embûche et que je serai approuvée de tous. Le Christ lui-même qui a parfaitement accompli la volonté du Père n'a pas fait l'unanimité et a vécu l'épreuve de la Croix. Le suivre, c'est aussi consentir à être à son école, à être purifiée, et à porter avec lui les croix qui sont comme des arbres plantés, desquelles Il se glorifiera et qui porteront des fruits de vie. Cette situation avait un caractère humiliant pour "moi qui avait si bien commencé" pour reprendre les mots de mon père, mais c'était un passage qui a développé en moi tant de beaux fruits et m'a préparé à la grande étape qui allait venir. 

Dans ce creuset, le Seigneur a apporté une lumière à travers un cours avec l'Opus Dei, l'écriture de mon 2ème livre, et à travers l'opportunité de faire un Executive Certificate avec HEC Paris en management de l'innovation et de l'entrepreneuriat à distance (de 2018 à mai 2019). Cette formation avec HEC Paris a été une préparation capitale pour le doctorat. C'est d'ailleurs au cours de celle-ci que j'ai postulé conduite par le Saint-Esprit dans l’université anglaise où j'ai réalisé mon doctorat. À ce moment, j'étais plutôt apaisée car je comprenais l'importance de cette formation pour laquelle chaque module était une révélation, et le Seigneur me disait qu'il mettrait un Caleb pour m'ouvrir le chemin de ma terre promise. D'ailleurs, grande fut ma surprise d'avoir été contactée par un professeur de cette université du nom de Caleb qui voulait une entrevue avec moi car il avait lu ma proposition de recherche et elle correspondait à ses intérêts de recherche et à un projet européen dans lequel l'université prenait part et pour lequel il voulait un/e étudiant/e doctorant/e et parfaitement bilingue anglais/français! Si ce n'est Dieu! Au cours de l'entrevue, il y avait une autre professeure, pour sa part spécialisée en Marketing (look at God!) qui devait examiner mes aptitudes de recherche. Dieu avait tout disposé! Entre l'entrevue et ma lettre d'acceptation, c'était la paix, l'action de grâce, la confiance. D'ailleurs, Dieu a continué de me rassurer en permettant que le Caleb de ma terre promise m'écrive avant que je ne reçoive la lettre d'acceptation pour savoir si je l'avais déjà reçu de l'université et si non de le tenir au courant afin qu'il en parle au directeur du programme pour finaliser le processus. À ce moment, mon cœur était entièrement dans l'action de grâce car je sentais que j'entrais dans le kaïros (le temps favorable) pour cet appel. L'attente en avait valu la peine. Je me disais souvent intérieurement: "Seigneur, merci parce que tu as toujours raison, tu as eu raison de me faire attendre!".

3. En tant que croyante, comment as-tu trouvé la force de persévérer malgré les obstacles et les défis académiques ?

Ma force a été en Dieu et Dieu a été ma force! La période avant le doctorat a été une période de grande vulnérabilité, mais Dieu a donné sa force et consolation au milieu de la tempête. Et j'ai eu la grâce d'être bien entourée, avec ma mère et mes merveilleux amis. Dans ces moments, on voit vraiment la force d’avoir un entourage sain(t) et bienveillant! De 2017 à mai 2019, le Seigneur m'avait mise à son école et chaque leçon a été une préparation pour les défis à venir. À l'instar de l'Exode où Dieu a fait prendre au peuple d'Israël le plus long chemin pour aller vers la terre promise afin d'éviter qu'ils craignent les philistins et ne retournent en Egypte, le Seigneur a permis que je prenne ce long chemin afin que je ne sois pas effrayée par les défis que j'allais vivre dans la terre promise.

Par exemple, la formation à distance avec HEC Paris m'a préparée entre autres choses à faire face aux défis de la Covid-19 et des confinements qui se sont produits 5 mois après le début de mon doctorat.

4. En raison de ton background et de ton âge, as-tu ressenti une pression particulière pour réussir à un jeune âge ? Comment as-tu géré les attentes des autres et la pression de l'accomplissement personnel/professionnel ?

Pour titiller, j'ai envie de demander qu'est-ce-que réussir?! Haha. Mais pour revenir à la question et ne pas faire de digression, j'avoue que personnellement, je ne me suis pas vraiment mise de pression de réussite (selon les standards de société) à un jeune âge. Je me suis surtout beaucoup laissée conduire par le Seigneur qui dans sa miséricorde m'a fait la grâce imméritée de vivre des beaux et grands moments de réussite (aux yeux des hommes) assez jeune au-delà de ce que j'aurais pu rêver ou imaginer de ma propre vie. Quand la volonté de Dieu est plus grande et belle que tes propres projets, il n'y a pas match! Par ailleurs, ces moments de réussite ont suscité en eux-mêmes une pression: celle de rester à la hauteur et de maintenir ce standard! Et c'est l'une des choses qui a été souvent douloureuse lorsque j'exprimais mon désir de faire un doctorat auprès de certaines personnes, car ce désir était perçu comme une rétrogradation de l'élan dans lequel j'étais. J'avais l'impression de décevoir les attentes que l'on avait de moi. Ça l'était d'autant plus qu'un peu avant la fin de la formation avec HEC Paris, j'ai été contactée par un chasseur de tête de L'Oréal Paris et il a fallu décliner pour commencer le doctorat en Octobre de cette même année. Quelle folie - on peut se dire, mais l'appel du Seigneur a été plus fort! 

Comment cela a été géré? Par l'offrande continuelle et quotidienne de mon cœur et de ces situations à Dieu pour se rappeler Sa Parole qui est Vérité et Vie, et par la bienveillance de certains proches qui ont été un réel soutien. Il a aussi fallu accepter de mourir à mon propre regard et au regard des attentes sociales, pour mieux accueillir celui de Dieu. Si je disais que ma véritable ambition c'est la Sainteté, alors il fallait aussi accueillir que ma véritable réussite est de faire Sa Volonté, même si elle ne semble pas si glamour socialement. 

Aussi, je ne parlerai pas de pression en tant que telle, mais il y a certaines personnes qui me disaient que je suis déjà assez intimidante pour la gente masculine avec mon background et rajouter un doctorat n'aiderait pas à trouver un mari. J'ai aussi entendu que faire mon doctorat était l'aveu que je ne voulais pas de vie de famille. Mais par rapport à ces remarques, je dis que ce n'était pas une pression car je ne m'inquiétais pas nécessairement en ce sens. Au contraire, je croyais (et crois toujours) fermement qu'en faisant la volonté Dieu, il prend soin de tous les aspects de nos vies et j'avais l'intuition que là où il m'appelait à le servir, je ferai ma glorieuse rencontre (ce qui a été le cas par sa grâce, un autre témoignage! haha) 

Mon doctorat a été ma réponse à un appel de Dieu dans cette saison de ma vie, ça a été mon Oui d'amour à Dieu!

Le témoignage inspirant de José-Maria nous rappelle que la vie est souvent un voyage sinueux et que la foi en Dieu peut nous guider à travers tous les défis et obstacles. 

Elle nous montre que suivre la volonté de Dieu peut nous amener à des chemins que nous n'aurions jamais imaginés, mais que ces chemins sont souvent ceux qui nous conduisent le plus près de notre véritable vocation. Sa persévérance face à l'incertitude et aux attentes des autres est un témoignage de sa foi inébranlable en Dieu et de sa confiance en Sa direction.

En fin de compte, sa réussite n'est pas évaluée par les normes du monde, mais par sa fidélité à Dieu et sa détermination à répondre à Son appel. José-Maria nous rappelle que la véritable réussite réside dans la recherche de la sainteté et dans le souci de faire la volonté de Dieu, quelle que soit la forme qu'elle puisse prendre.

La deuxième partie du témoignage sera disponible très bientôt😉. 

Et vous, qu'avez-vous retenu de cette expérience 🙋 ?





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